Lifehouse, qui a d'ailleurs donné une partie de son nom à mon valeureux blog, est un groupe que j'adore (pourquoi ce serait mon préféré?) par la suite par des paragraphes, images et vidéos...
Le groupe
Leur style de musique? Lifehouse est un groupe de pop rock pour certain (moi par exemple) et/ou de l'alternatif pour d'autre, leur musique est composée d'un instrumental musclé, composé de guitares, d'une batterie, d'une basse, et surtout le plus important, ce qui fais un des grands charmes de ce groupe, le chanteur, Jason Wade...
Jason wade, le leader des Lifehouse
Il est temps maintenant de vous raconter l'histoire du leader, Jason Wade, puis du groupe. Afin d'éviter les mauvaises interprétations sur son histoire (je sais, je sais, je suis paresseux), la voici, c'est une inerview sur lui, qui n'est pas de moi : "Tout est encore un peu confus dans ma tête", déclare Jason Wade, l'auteur-compositeur-interprète de Lifehouse, âgé de 20 ans. "On apprend des choses nouvelles tous les jours et parfois on a du mal à analyser ce qui se passe, de quelle manière les événements s'imbriquent les uns dans les autres. Je commence à comprendre que chaque jour nous apporte quelque chose de différent. Ce n'est pas la peine d'essayer de tout analyser, de chercher des réponses à toutes les questions."
L'une des choses que Jason ne pouvait pas imaginer, c'est la manière dont Lifehouse - formation réunissant également le bassiste Sergio Andrade et le batteur Rick Woolstenhulme (sans oublier celui qui se décrit comme "le mec à la guitare", Stuart Mathis, présent sur les premières démos du groupe ainsi que sur scène) - est passé des concerts sur les campus aux premières parties de Pearl Jam, Fuel, Everclear et autres Matchbox Twenty.
Ce qui paraît peut-être encore plus incompréhensible, c'est que "Hanging By A Moment" se soit retrouvé en tête du classement "Modern Rock" du Billboard à peine dix semaines après la sortie de No Name Face (le 31 octobre 2000 sur Dreamworks Records), premier opus de ce groupe obscur de Los Angeles. Jason, Sergio et Rick n'ont toujours pas très bien compris non plus comment ils se sont retrouvés dans "Roswell", une émission télévisée très populaire outre-Atlantique, à interpréter "Hanging By A Moment".
"C'est vraiment incroyable", déclare Jason, à propos du succès du groupe. "Nous ne nous attendions absolument pas à cela, mais nous sommes très heureux que nos chansons soient entendues par tant de gens. Même si pour moi ce succès demeure inexplicable."
En fait, le leader de ce trio a bien du mal à expliquer les retournements de situation qu'il a connus dans son existence. Ses premières années d'existence à Camarillo en Californie le destinaient à une enfance d'Américain moyen, puis sa famille est partie à la découverte de l'Extrême-Orient passant par le Japon, la Thaïlande et Singapour avant de s'installer à Hong Kong. Il avoue s'être peu intéressé à la musique jusqu'à la séparation de ses parents, ce n'est qu'alors que les chansons ont commencé à lui venir naturellement.
"C'est un disque qui traite de la découverte de soi, comment apprendre à se connaître vraiment soi-même en oubliant ce que nos parents, notre patron ou quiconque nous a dit de faire ou dire", déclare Jason à propos de No Name Face. "C'est sur le fait d'essayer de savoir par soi-même qui on est vraiment - notre but, notre place dans le monde."
Jason ne souhaite pas entrer dans le détail des paroles de cet album car il préfère laisser chacun les interpréter à sa guise. "C'est justement ce qui est intéressant dans les chansons - un texte peut avoir un sens complètement différent d'une personne à une autre", fait remarquer Jason. Il raconte par exemple à propos de "Everything", la chanson qui conclut l'album: "Nous jouons ce titre en tournée et les gamins nous disent toujours après le concert qu'ils l'adorent. Ils ne savent pas précisément de quoi elle parle, mais ils sentent quelque chose qui les touche personnellement. C'est pour ça qu'il ne faut pas trop entrer dans les détails dans une chanson, juste donner une ligne directrice."
Jason a très vite compris à quel point la vie peut être triste quand on n'a rien ni personne à qui se raccrocher. "Quand j'étais enfant, nous habitions dans un petit village à Hong Kong. Les gens nous détestaient, ils pensaient que nous étions des sorciers porteurs du mauvais sort. Ils allumaient des pétards à notre porte tous les matins et ils nous ont même pris notre chat pour le manger ! J'avais très peur et je n'avais absolument aucun ami."
Après quatre années difficiles, la famille de Jason revient aux Etats-Unis et s'installe à Portland dans l'Oregon. Il poursuit: "Mes parents avaient plein de problèmes, mais ils ne voulaient pas que je vois que ça n'allait plus entre eux. Tout s'est passé en douceur, il n'y a jamais eu de violence. De l'extérieur, on avait l'impression que tout allait bien. Le pire c'est que je ne pouvais pas me rendre compte que quelque chose n'allait pas, je ne pouvais donc rien faire. Je me sentais complètement impuissant."
Après le divorce de ses parents, à l'âge 12 ans, Jason part s'installer avec sa mère dans les environs de Seattle. Au début, il passait les trois quarts de son temps seul dans sa chambre, déversant tout ce qu'il avait sur le cœur dans des poèmes. "J'ai eu mal comme tous les enfants dont les parents divorcent. Ca a éveillé plein de choses en moi", confie-t-il. "Mais cela m'a aussi donné envie de créer. C'est drôle parce que je ne m'étais jamais intéressé à la musique plus jeune - je n'ai jamais pris de cours, je n'écoutais presque pas la radio. Puis tout à coup, j'ai commencé à écrire des paroles et à trouver des mélodies. On habitait dans une forêt, je me baladais pendant des heures et les chansons venaient naturellement."
La mère de Jason était en revanche versée dans la musique. "Il y a toujours eu une guitare qui traînait quelque part dans la maison", se souvient Jason. "Un jour je l'ai prise et j'ai commencé à apprendre quelques accords." Ayant trouvé du réconfort dans la musique, il finit par se réconcilier avec la vie.
Sa mère décide alors de partir pour Los Angeles. "Je n'avais absolument pas envie de déménager, j'avais fini par me faire des amis et j'aimais bien Washington."
A 15 ans, Jason part à Los Angeles. Il rencontre le bassiste Sergio Andrade et commence alors vraiment à se réaliser en tant que songwriter. "Je ne connaissais absolument personne. Serge était mon voisin et nous avions beaucoup de points communs comme le basket et la course", raconte Jason. "Il s'était mis à la basse et on traînait pas mal ensemble. On passait notre temps à improviser dans le garage, à écrire des chansons et à s'encourager mutuellement."
Originaire de Guatemala City, Sergio a quitté son pays natal à l'âge de 14 ans pour s'installer en Californie. Son père aimait la musique: "Il jouait du piano et je me suis mis aux claviers", raconte Sergio qui s'intéresse au rock, à la pop et aux musiques Latino, jouant parfois du trombone et de la flûte dans l'orchestre de l'école.
Plus tard, il se met à la batterie, puis à la basse, devenant alors obsédé par son instrument. "Je ne faisais plus que ça", dit-il. "Je savais que Jason avait du talent mais ce n'était pas important pour moi", poursuit Sergio. "J'apprenais encore l'anglais et je ne connaissais personne. Je voulais juste faire de la musique et me faire des amis."
Les deux compères rencontrent un batteur (qui les a quittés depuis) et après quelques mois de répétition, ils inaugurent une soirée qui a lieu le vendredi dans l'auditorium de l'école. Il ne s'agit pas de véritables concerts, le groupe improvise parfois sur scène (certaines impros deviendront plus tard des chansons telles que "Everything"). "La sono était vraiment bonne et on pouvait faire ce que l'on voulait", raconte Jason. "On avait des fumigènes, des lumières, on avait vraiment bien arrangé la scène. Il y avait des gamins qui venaient de plein d'endroits différents et on remplissait presque tous les vendredis. A un moment donné on avait 450 personnes par semaine. Ca a duré pendant un ou deux ans."
Bientôt, Ron Aniello, producteur de No Name Face, entend parler du groupe et lui propose de réaliser quelques enregistrements dans son home studio.
Le batteur Rick Woolstenhulme entend également parler d'eux. Originaire de Gilbert, une ville agricole de l'Arizona, Rick a toujours tapé sur quelque chose. "Ma mère jouait du piano, mon frère de la guitare et mon père de ces deux instruments", se souvient Rick. "Je crois qu'ils ont décidé que je serai le batteur. Ils m'ont offert un vieux kit de batterie et j'ai pris des cours". Rick s'est ensuite inscrit à l'Académie de musique de Los Angeles et n'a cessé de jouer de la batterie ou des percussions depuis.
"Je jouais dans un autre groupe, Jason et Serge répétaient dans la pièce à côté - je les croisais dans le couloir." Quelque temps plus tard, on lui conseille de prendre contact avec un groupe dénommé Lifehouse qui cherche un nouveau batteur. "Je ne me rappelais plus de leur nom. Même après s'être rencontré officiellement, on ne faisait toujours pas le rapprochement. Souvent quand même on se disait: 'Mais on s'est déjà vu quelque part !' ou 'Tu as vraiment une tête qui me dit quelque chose !', puis un jour on s'est souvenu."
Jason : "C'était une coïncidence bizarre. Dès qu'on l'a rencontré et qu'on a commencé à jouer avec lui, on a su que c'était le bon. Ca collait vraiment entre nous. On allait à la plage, au Burger King, on traînait ensemble. On a su de suite que ça marcherait bien entre nous." Et Rick de confirmer: "Ca s'est fait naturellement, comme une étincelle."
A propos de leur méthode de travail, Sergio explique: "Jason écrit généralement la chanson avant de nous la proposer, puis nous l'arrangeons ensemble. On a vraiment une façon naturelle de travailler sur les chansons, mais je crois que c'est parce que nous sommes assez liés en tant que groupe et amis."
Ron Aniello trouve que le groupe fait des progrès mais pense qu'ils doivent encore prendre leur temps avant d'enregistrer un album. Jason continue donc à écrire, tandis que le trio répète continuellement et donne régulièrement des concerts. "Nous sommes passés par plusieurs phases, on essayait de trouver notre son. On a beaucoup appris de nos erreurs. On se filmait sur scène. Parfois en regardant les cassettes, on était vraiment catastrophé. On a compris qu'il fallait travailler davantage pour faire des progrès."
Jason reste en contact avec Ron Aniello. Deux ans plus tard, il lui joue "Breathing". "Ca lui a vraiment plu", se souvient Jason. "Il l'a fait écouter à son ami Jude Cole, qui est devenu notre manager depuis."
"Ils m'ont épaté", raconte Cole. "Je les ai trouvés incroyables pour des gamins de leur âge qui faisaient du skate. J'ai été très ému en écoutant "Breathing", c'est le genre de chanson qui fige un moment dans le temps, on n'oublie jamais la première fois où on l'a entendu. Jason n'avait que 17 ans mais déjà une voix impressionnante. Il était également doué en tant que compositeur et musicien. Il savait instinctivement comment créer une atmosphère. Avant même que Ron ne me fasse écouter un autre titre, je savais qu'il ne fallait pas les laisser passer."
Il contacte alors le directeur de Dreamworks Records, Michael Ostin. Ce dernier avait été le directeur artistique de Jude Cole quand il était artiste. En 1998, Dreadlocks finance les premières démos de Lifehouse, produites par Ron Aniello.
La plupart des morceaux de ces démos figurent dans No Name Face. "En enregistrant certains titres de l'album, on n'arrivait pas à retrouver l'ambiance des démos, puisqu'on avait enregistré les chansons directement après les avoir écrites", explique Jason. "Même si elles n'étaient pas parfaites, une authenticité, une sincérité s'en dégageaient". L'enregistrement de "Trying" est par exemple rigoureusement identique à celui réalisé dans le studio de Ron alors que Jason avait 15 ans: "J'ai dû refaire les voix parce que ma voix avait mué."
Le reste de l'album a également été pour l'essentiel réalisé dans le studio de Ron Aniello. "Son studio est juste à côté de chez nous", déclare Jason. "Si on finit tard, on peut dormir là. Dès qu'on se réveille, on peut directement se remettre au boulot. Pour moi, il a été comme un père à bien des égards. Le fait d'enregistrer dans cette ambiance familiale nous a mis en confiance et a facilité le travail. J'ai écrit "Hanging By A Moment" en studio, alors qu'on finissait d'autres titres."
Jason fait totalement confiance à Aniello et cette étroite collaboration s'avère enrichissante. "Au départ, je voulais que tout soit nickel et que ça sonne bien, je voulais plein d'instruments et plein d'effets. Très vite, Ron a pensé que l'album devait avoir un son organique, qu'il fallait une production simple et imperceptible. J'avais quelques idées, nous avons essayé de les mettre en œuvre, mais au bout d'un moment j'ai compris qu'il avait raison. Il fallait obtenir un son plus brut."
Il fallait en effet un son qui s'harmonise bien avec l'intensité des chansons, telles que "Hanging By A Moment" qui a suscité des milliers d'appels sur les stations de radios Modern Rock aux Etats-Unis.
"Le point positif, c'est qu'on tourne sans cesse", déclare Jason. "Nous avons de nouveaux fans dans tout le pays. C'est tellement sympa de les entendre parler de nos chansons, de ce qu'ils ressentent. Quand ils racontent que l'une de nos chansons leur a permis de traverser une période difficile, ça me fait tellement du bien !"
C'est le genre d'expérience que ne connaissent que les groupes prometteurs. Mais Jason et ses amis se sentent bien là où ils sont. Après tout ce n'est pas comme s'ils avaient vraiment rencontré Pearl Jam ! "On adore Pearl Jam", explique Jason. "Se retrouver en tournée avec eux, c'était énorme pour nous ! Après avoir retrouvé nos esprits, nous avons voulu les rencontrer backstage, mais la sécurité ne nous a jamais laissé passer. On a essayé plusieurs fois, en vain. Je suis sûr qu'ils ne le savent même pas. Et, bien entendu, les types de la sécurité ignoraient parfaitement qui nous étions, ils nous prenaient pour des fans."
N'être qu'un fan, un amoureux de musique comme un autre, voilà ce qu'est Jason et il tient à le rester. "Mon but ultime en écrivant des chansons, c'est de communiquer avec les gens et j'espère que cela se sent dans ce que nous faisons."voir un son organique, qu'il fallait une production simple et imperceptible. J'avais quelques idées, nous avons essayé de les mettre en œuvre, mais au bout d'un moment j'ai compris qu'il avait raison. Il fallait obtenir un son plus brut."
Il fallait en effet un son qui s'harmonise bien avec l'intensité des chansons, telles que "Hanging By A Moment" qui a suscité des milliers d'appels sur les stations de radios Modern Rock aux Etats-Unis.
"Le point positif, c'est qu'on tourne sans cesse", déclare Jason. "Nous avons de nouveaux fans dans tout le pays. C'est tellement sympa de les entendre parler de nos chansons, de ce qu'ils ressentent. Quand ils racontent que l'une de nos chansons leur a permis de traverser une période difficile, ça me fait tellement du bien !"
C'est le genre d'expérience que ne connaissent que les groupes prometteurs. Mais Jason et ses amis se sentent bien là où ils sont. Après tout ce n'est pas comme s'ils avaient vraiment rencontré Pearl Jam ! "On adore Pearl Jam", explique Jason. "Se retrouver en tournée avec eux, c'était énorme pour nous ! Après avoir retrouvé nos esprits, nous avons voulu les rencontrer backstage, mais la sécurité ne nous a jamais laissé passer. On a essayé plusieurs fois, en vain. Je suis sûr qu'ils ne le savent même pas. Et, bien entendu, les types de la sécurité ignoraient parfaitement qui nous étions, ils nous prenaient pour des fans."
N'être qu'un fan, un amoureux de musique comme un autre, voilà ce qu'est Jason et il tient à le rester. "Mon but ultime en écrivant des chansons, c'est de communiquer avec les gens et j'espère que cela se sent dans ce que nous faisons."